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Éric Bouchard

2e vice-président, PPAQ
Président
Mauricie

Au cœur de la municipalité de Hérouxville, en Mauricie, se trouve l’érablière Parcelles de soleil qui, depuis 25 ans, fait la fierté d’Éric Bouchard et de sa conjointe, Isabelle Thiffeault. C’est en 1995, alors tous deux fraîchement diplômés de l’école de l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, que le couple achètera la terre du grand-père d’Éric. Son rêve de s’établir en agriculture avec sa conjointe pourra se réaliser sur cette terre familiale. Il voit là l’occasion de cultiver des terres, des champs et même d’exploiter l’érablière, qui comptait à ce moment 1 000 entailles. « Au départ, on voulait faire des cultures maraîchères. On en a fait plusieurs années mais, comme on a 6 enfants, on s’est finalement concentrés sur la production acéricole et la transformation. »

100 % de sa production est transformée
La spécialité de l’érablière Parcelles de soleil : les produits dérivés de toutes sortes. En fait, leurs produits d’érable se retrouvent dans une quinzaine d’épiceries autour de Hérouxville. Éric et Isabelle transforment la totalité de leur production en une grande variété de produits, comme des marinades, des vinaigrettes, du maïs soufflé, du chocolat chaud et, bientôt, le dulce de leche à l’érable. Bien entendu, le beurre, la tire, le sucre et les bonbons à l’érable sont également de la partie ! Il explique : « Après les Fêtes, Isabelle et moi, on est dans la transformation à temps plein jusqu’en mars. C’est beaucoup de travail, mais c’est une façon de mettre en valeur le produit. »

La famille, son essence
Aujourd’hui, Éric et sa conjointe exploitent 3 200 entailles, puisqu’ils ont récemment acquis une 2e érablière à Saint-Prosper-de-Champlain avec Guillaume et Jonathan, 2 de leurs 6 enfants. « C’est une façon pour nous d’intégrer nos enfants dans l’entreprise, » mentionne Éric avec fierté. D’ailleurs, l’érable représente pour lui des valeurs familiales fortes. Il a pris et prend encore plaisir à faire participer ses enfants. « Pour intéresser les enfants quand ils étaient plus petits, on avait un système de promotion, se remémore-t-il en riant. À 6 ans, ils transportaient les batteries, à 7-8 ans, ils devaient faire des traces dans la neige avant que je passe. Par la suite, ils avaient le droit d’enlever le chalumeau sur le T et, ensuite, c’était l’étape du marteau. Ça, c’était important, il y avait une formation obligatoire avant ! »

25 ans d’implication syndicale
Pour cet homme de famille, si une personne veut trouver du temps pour s’impliquer, elle peut en trouver ! Dès qu’Éric est devenu agriculteur, soit en 1995, il a rallié les rangs de la relève agricole. Son quart de siècle d’implication syndicale venait de commencer. Il en fera, du chemin : président de la relève agricole de la Mauricie, 2e vice-président de l’UPA de la Mauricie, 2e vice-président de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), président du syndicat local de l’UPA, pour finalement siéger, depuis 12 ans, en tant que président des Producteurs et productrices acéricoles de la Mauricie et comme 2e vice-président des PPAQ depuis quelques années. En plus de tous ces engagements, son entreprise acéricole et ses 6 enfants, Éric travaille aussi à temps plein sur une ferme !

« Ce qui me motivait et me motive encore, c’est de voir des gens qui sont passionnés autant que moi je le suis. Puis, de discuter avec eux tout en essayant d’améliorer notre sort. »

apprentissage et relève
« On a toujours à apprendre, des vieux renards comme des jeunes loups », mentionne Éric. Pour lui, il est important de faire de la place à la relève, autant en production que dans la vie syndicale. Éric était d’ailleurs bien fier que chacun des syndicats acéricoles régionaux réservent un poste à la relève. Il ajoute : « Il faut leur faire de la place aujourd’hui, parce qu’ils sont l’agriculture de demain. » Pour lui, ces jeunes représentent l’avenir et ils doivent prendre part à la discussion maintenant afin qu’ils se reconnaissent plus tard.

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Bianka Pagé