Faites connaissance avec les administrateurs et administratrices des PPAQ

Serge Beaulieu

Président, PPAQ

La passion de Serge Beaulieu pour l’acériculture a commencé avec… une ferme laitière. « En 1980, j’ai acheté une petite ferme laitière avec mon père. La ferme venait avec une cabane à sucre de 800 entailles. Pour mon frère et moi, c’était l’endroit parfait pour faire des partys la fin de semaine », se remémore-t-il en riant. « La cabane à sucre avait alors un plancher de terre et n’était qu’un bonus vendu avec l’entreprise laitière ».

De printemps en printemps, l’intérêt des deux frères pour l’acériculture n’a pas cessé de grandir. « On a eu la piqûre ! » résume M. Beaulieu. Le frère de ce dernier s’est joint à l’entreprise en 1982. Le duo a ensuite modernisé l’entreprise au fil des années. « En 1984, on a installé la tubulure puis, en 1985, on a acheté l’érablière voisine. L’électricité est venue ensuite », relate Serge Beaulieu. Aujourd’hui, les entreprises laitière et acéricole, situées à Ormstown, ont le même revenu net et font vivre 4 familles.

Quelques années plus tard, M. Beaulieu a commencé à s’impliquer dans le mouvement syndical acéricole, bien malgré lui. En 1989, alors qu’il n’y avait pas de président régional dans son syndicat acéricole, ses confrères l’ont pressé d’occuper ce rôle, du moins le temps d’assurer le vote du plan conjoint. « Je leur ai dit oui, mais je voulais qu’ils trouvent quelqu’un d’autre après le vote », souligne-t-il. Serge Beaulieu n’est finalement jamais parti. « Quand tu aimes ce que tu fais, tu restes. Mais si quelqu’un m’avait dit cette année-là que je serais un jour président des PPAQ et que j’aurais une entreprise de 30 000 entailles, je ne l’aurais pas cru ! » exprime-t-il.

Serge Beaulieu

Serge Beaulieu a amorcé en 2019 son 7e mandat à titre de président des PPAQ.

« Je veux faire avancer les producteurs acéricoles. On s’est donné une structure pour maximiser les revenus des producteurs à long terme et faire en sorte que les producteurs puissent vivre de leur passion. Voilà ce qui me motive »

Chaque année, son rôle de président le pousse à faire entre 35 000 et 40 000 km de voiture à travers le Québec. Il profite d’ailleurs de son temps sur la route pour discuter avec des producteurs acéricoles qui ont des questions. « C’est important pour moi d’être proche des producteurs. Quand ils ont besoin d’une information, je dois pouvoir leur donner », explique-t-il. Sa femme dit d’ailleurs que le téléphone est son meilleur ami !

Serge Beaulieu partage ainsi son temps entre son entreprise et son rôle de président. « Je fais un minimum de 80 heures par semaine, mais je ne les vois pas passer. Je suis passionné par ce que je fais », confie-t-il.

Profil suivant
Luc Goulet